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COMMENT SE FAISAIT L'EXPLOITATION ?
© Francis et Danielle Riche - 2007 — francis-danielleriche@mi-aid-a-zot.com
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Les archives de Jully le précisent :
«L'exploitation du minerai se fera à ciel ouvert, sans interruption, de proche en proche, en allant d'une extrémité de chaque terrain vers l'autre. Elle ne devra jamais présenter de parois verticales. Les terre dont le minerai est recouvert devront être enlevées en retrait par banquette avec un talus dont la pente sera suffisante pour empêcher l'éboulement de la masse de recouvrement et déposées près du lieu d'extraction.
L'exploitation par cavage à bouche, ou par puits, ne pourra avoir lieu que sur une autorisation spéciale délivrée par nous, sur le rapport de l'ingénieur des mines.
Au fur et à mesure de l'exploitation, les déblais seront employés aux remblais des excavations.
Le minerai extrait sera livré aux usines établies dans le voisinage et légalement autorisées.»
Par contre l'exploitation se faisait par tranchées, galeries ou puits plus profonds, nécessitant de remonter le minerai à l'aide d'une chèvre, sur le plateau entre Sennevoy-le-Haut et Gland. Il y a encore quelques années dans les bois de Montancelin, on voyait l'entrée d'une galerie avec la porte.
OU ETAIENT ACHEMINES LES MINERAIS ?
Vers les forges locales d'Ancy-le-Franc (famille de Louvois, puis Martenot), d'Aisy (famille de la Guiche) de Buffon, de Marcenay (four de la famille de Condé) et de Sainte-Colombe (forges du maréchal de Marmont).
Le transport se faisait par chariots qui dégradaient fortement les chemins. En effet les archives communales font foi de plusieurs plaintes et demandes de réparations.
Archives de Jully :
1841 : constatations de dégradations aux chemins par les chariots de mine.
1844 : réclamations de dommages de personnes subissant le lavage de minerais des mines de monsieur Basile Louis Mastre et Cie entre les Forges et la Loge.
1858 : demande de subvention contre messieurs Bouqueret Martenot et Cie maîtres de Forges à Ancy-le-Franc, pour réparations aux chemins, que chaque année le transport de leur minerai abîme ; à savoir, chemin des Forges à la Maine sur 1500 mètres et une partie du chemin de la Maine à la Loge sur environ 500 mètres.
1860 : le conseil accepte les 25 F de M. Guerin, directeur de la forge d'Aisy, pour réparations aux chemins dégradés.
1874 : la compagnie des Forges de Châtillon-sur-Seine octroie 100 F pour réparation du chemin des Forges à la Maine.
Lors de son ouverture en 1832, le canal contribua à l'acheminement vers Buffon et Ancy-le-Franc dont l'usine possédait un bassin (qui existe encore) relié au canal.
A partir de 1850, la forge d'Ancy-le-Franc reçut du minerai de Thostes et Beauregard (Côte-d'Or), mais elle recevait encore 37,5% de son minerai, de Jully en 1858.
En 1861 à propos de la demande d'une gare par la commune de Jully, il fut indiqué que le patouillet appartenant à M. Bordet, maître de forges à Châtillon, peut livrer 400 tonnes de mine par an. La ligne fut ouverte en 1864, d'ailleurs sans gare à Jully, et l'exploitation du fer tirait à sa fin.