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Auguste FREY a pris une retraite proportionnelle en novembre 1913. Il a donc quitté l'armée lorsque l'Allemagne déclare la guerre à la Russie le 1er août 1914 puis à la France le 3 août.
Mobilisé ce même jour on retrouve Auguste FREY au Front le 31 décembre 1914 avec le 41ème Régiment d'Infanterie Coloniale.
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BATAILLE DE LORRAINE
ET DÉFENSE DU GRAND COURONNE
Le régiment aux ordres du lieutenant-colonel Berger, s'embarque à Bercy le 8 août 1914.
Il est affecté à l'un de nos plus célèbres corps de l'Est, le 20e (qui est aux ordres du général, depuis maréchal, Foch). Il en forme la réserve jusqu'à la bataille du 20 août (bataille de Morhange ou de Lorraine). Dans cette journée au cours de laquelle il reçoit le baptême du feu, le 41e a l'honneur d'une mission brillante en de tragiques circonstances. Il se trouvait en position de rassemblement au sud du village de Burlioncourt (entre Château-Salins et Morhange) lorsqu'arriva au corps d'armée l'ordre de cesser le combat offensif, de se décrocher et de se battre en retraite. Opération difficile et sanglante qui devait épuiser les éléments de première ligne. Pour les recueillir et pour arrêter la poursuite ennemie, il fallait établir en arrière un solide barrage. Le régiment fut désigné. Il s'installa de part et d'autre du bras nord de la Seille, en deux groupes, l'un aux ordres du commandant Cornet sur une grande croupe dénudée (291), l'autre, aux ordres du commandant Finet, au saillant nord du Bois d'Halondauge. Vers 15 heures, le groupe Cornet, qui n'avait pu creuser profondément ses tranchées par suite de la nature très résistante du sol, fut soumis à un bombardement intense qui lui causa de lourdes pertes et le fit disparaître, dans la poussière et la fumée.
Il tint bon cependant jusqu'à ce qu'attaqué et tourné par des forces supérieures il se retirât en bon ordre sur l'ordre de son chef. Celui-ci, l'héroïque commandant Cornet, qui marchait avec la ligne des tirailleurs, dont il maintenait le moral par sa belle attitude, fut tué par un obus.
A la 20e compagnie, la plus éprouvée, le capitaine Claustre et le lieutenant Houssais, bien que blessés, restent sur la ligne de feu et donnent l'exemple. Un brave, le sergent Ancelet, tente, sous les obus, d'emporter le corps du commandant; il ne l'abandonne qu'à bout de forces.
Le groupe Finet, cependant solidement installé dans le Fort, point d'appui du bois, résiste sur place jusqu'à l'heure fixée, 17 heures, et se replie ensuite en bon ordre par échelons.
Les 21 et 22, le régiment gagne la Meurthe par Junecourt et Varangeville. Il prend alors part à la glorieuse défense de Nancy ou Bataille du Grand Couronné, après avoir défendu à la droite, les ponts et le village de Dombasle, il participe, avec la gauche du corps d'année, aux dernières attaques victorieuses et coopère les 10, 1l et 12 septembre à la prise des forts de Saint-Paul et de Champenoux.
A cette même date, la bataille de la Marne était gagnée, l'héroïque résistance de l'Armée de Lorraine, en empêchant l'ennemi de venir prendre à revers dans les plaines du Bassin Parisien nos armées du Nord et de Paris, y avait puissamment contribué.
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