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En cette année 1792, la situation politique de la France se dégrade. Tout d’abord, le roi Louis XVI, qui a proposé la déclaration de guerre contre l’Autriche à l’Assemblée législative le 20 avril 1792, impose son veto pour la formation d’un camp militaire près de Soissons. Ensuite, la situation économique est désastreuse : la faim provoque des émeutes dans le pays, comme à Étampes où le maire est assassiné par la foule.

Le 20 juin 1792, le peuple de Paris manifeste devant le palais des Tuileries. Sans opposition de la Garde du roi, les manifestants pénètrent dans les appartements de Louis XVI, l’oblige à porter un bonnet phrygien et trinque avec lui. Les Parisiens demandent au roi de retirer son veto. Mais Louis XVI refuse.

Le 3 août 1792, 47 des 48 sections de Paris appellent à la destitution du roi. Il est considéré après la publication du manifeste de Brunswick comme le complice des envahisseurs. Des bruits courent dans Paris, comme celui de la création d’un «Comité autrichien» renseignant les ennemis sur les mouvements militaires français. La section de Graviliers appelle à l’insurrection. Les Girondins tentent de maîtriser le mouvement. Condorcet dans sa chronique de Paris écrit : «Un peuple court à sa ruine s’il préfère à des moyens d’action tempérés par la loi des moyens dont l’illégalité seule serait capable de faire avorter tout le fruit». Les Girondins sont alors rejetés à la droite.

Dans Paris, la tension est très forte. De plus, des troupes de volontaires arrivent dans la ville et notamment les bataillons marseillais chantant le chant révolutionnaire de Rouget de Lisle. Des volontaires brestois sont également présents. Ces unités sont arrivées à Paris pour la fête de la Fédération. Ils sont retenus dans la ville. Danton et Marat parviennent alors à emmener les troupes à collaborer avec eux. Les petits artisans et la petite bourgeoisie, exclus du vote par le système censitaire est maître des sections de Paris.

L’insurrection éclate dans la nuit du 9 août. Les sections envoient des commissaires à l’Hôtel de Ville. Les Églises sonnent le tocsin. Ces commissaires se substituent au Conseil municipal. Pétion parvient à se cacher. Mandat, qui commande la Garde nationale de la capitale, est neutralisé avant d’être assassiné. Une armée est formée, composée des volontaires bretons et marseillais, des éléments de la Garde nationale et des ouvriers du Faubourg Saint-Antoine. Ces troupes marchent vers les Tuileries, dont les accès sont bloqués vers 10h00. Le roi est défendu par deux bataillons de Gardes Suisses, car la Garde nationale est jugée peu sûre. Plusieurs gentilshommes, dont Frénilly, sont également présents. Louis XVI ne parvient pas à galvaniser ses troupes. Il préfère, sur l’insistance de Rœderer, syndic de la Seine, se réfugier à l’assemblée, qui se situe alors salle du manège, au bout du jardin. Peu après le départ du roi, de la reine et du dauphin Louis XVII, les insurgés attaquent. Ils sont repoussés une première fois, mais reviennent avec des canons. Le château est envahi lorsque le roi intime l’ordre de cesser le combat. Les gardes Suisses sont massacrés pour la plupart. Il y a environ 400 morts parmi les assaillants.

Rœderer a espéré, en faisant fuir le roi, sauvegarder sa personne, tout en renforçant l’autorité de l’Assemblée. Il voulait que les Girondins restent les arbitres de la situation. Mais l’assaut des Tuileries consacre de fait la chute de la monarchie. L’Assemblée législative, terrorisée, prononce la suspension du roi et ordonne la mise en place d’une Convention élue au suffrage universel. Un gouvernement provisoire est nommé, avec Danton à la Justice, Roland à l’Intérieur, Clavière aux Finances, Monge à la Marine, de Servan à la Guerre et de Lebrun aux Affaires étrangères. Mais c’est Danton qui domine rapidement ce gouvernement. La Législative reconnaît finalement la Commune insurrectionnelle de Paris, formée de 288 membres. On y trouve Marat, Robespierre, Billaud-Varenne, Hébert, Chaumette et Momoro.

Après le 10 août, l’essentiel des pouvoirs est concentré au sein de la Commune de Paris. Elle décide des arrestations, interdit les journaux et destitue les officiers de la Garde nationale. La Commune se lance rapidement dans une politique de déchristianisation. Les statues des rois, notamment celle d’Henri IV sur le Pont Neuf et de Louis XVI place Vendôme, sont renversées. Les symboles de la monarchie sont grattés. La Commune a ses propres commissaires qu’elle envoie dans les départements afin de concurrencer les pouvoirs exécutifs locaux.

La chute du roi surprend dans les Provinces. Certains départements, comme la Moselle, l’Aisne et la Somme protestent, mais restent sans conséquences. De plus, la menace autrichienne oblige à la résistance. L’armée ne résiste pas. Lafayette tente d’entraîner ses troupes sur Paris, mais il n’est pas suivi et prend le chemin de l’exil. Un décret d’accusation est lancé contre lui.

A. Dalbin


Au 1er Janvier 1792 le 1er bataillon de chasseurs est toujours présent à Monaco avec dans ses rangs Jean Baptiste RICHE.
Bien que le bataillon de chasseurs dans son historique participe à la campagne en 1792 contre les coalisés au Nord. Les états de service du chasseur Jean Baptiste RICHE ne signale pas cette campagne !! Son bataillon n'y participa sans doute pas.

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