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Le 3 mai 1794, les troupes républicaines encerclent les forces espagnoles. Après une brillante manoeuvre d’approche, l’artillerie débarquée le 16 à Paulilles, écrase le fort Saint Elme, obligeant ses défenseurs à évacuer le 25.
Le 26 mai 1794, les républicains réoccupent Collioure.
Le 15 Prairial an II (3 juin 1794) la convention décrète que Collioure « a bien mérité de la patrie » et rebaptise le fort Saint-Elme, fort du Rocher. A l’époque de la Révolution, le fort Saint Elme prouve par deux fois le rôle déterminant qu’il joue pour le contrôle de Collioure. En raison de la position stratégique de cette colline et en souvenir de cette bataille, la construction du Fort Dugommier fut décidée en 1840.
Dugommier projette de porter la guerre sur le territoire espagnol, La-Hunion chef de l’armée espagnole a le temps de se retrancher sur la Montagne Noire, dans une position formidable protégée par 97 redoutes armées de 250 bouches à feu.
Le 17 novembre, Dugommier attaque les lignes ennemies ; tué dès le commencement de l’action, il est remplacé par son lieutenant Pérignon qui, le 20, met les Espagnols en pleine déroute.
Lors de l’attaque de la Montagne Noire Jean Baptiste RICHE a deux côtes fracturées par des éclats d’obus.
Après la prise de Figuière qui procure aux Républicains des approvisionnements de toute espèce, les rendant aussi maîtres de la riche plaine du Lampourdan, l’armée française entre en quartiers d’hiver.
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La Corse quitte la Nation Française.
Les Corses ne veulent plus être français : ils préfèrent devenir anglais. Après avoir chassé les troupes de la République , Paoli convoque une consulta assemblée du peuple corse. Désormais, l’irréparable est commis. L’île devient une monarchie, dont le roi est George III d’Angleterre. A charge pour lui de désigner un vice-roi qui gouvernera sans partage avec l’aide d’un conseil d’Etat. Certes, un parlement est élu ; mais, pour être candidat il faut posséder au moins 6000 francs de biens. Ainsi, malgré la reconnaissance des libertés fondamentales, la Corse anglaise s’installe dans le despotisme. Après des années troublées, c’est la revanche des grands propriétaires.
DUGOMMIER commandant de l’armée des Pyrénées Orientales.
Le Général DUGOMMIER de son vrai nom Jacques-François COQUILLE, (né à Basse-Terre en Guadeloupe en 1736. Tué à la Bataille de Sierra-Negra le 17 novembre 1794. Surnommé le « libérateur du midi ».) est une personnalité militaire nationale, plusieurs rues portent son nom ainsi qu’une station de Métro parisienne.
Il a fallu toute l’activité de Dugommier, qui vint de Toulon prendre le commandement de l’armée, pour la remettre sur un pied respectable et pour faire disparaître l’indiscipline et le découragement qui y régnaient. Il pressa l’embrigadement, dont les anciens cadres, des recrues, dont elle se renforçait, comme toutes les autres armées de la République, et la divisa en deux corps, l’un de troupes aguerries, formant l’élite et le corps de bataille de l’armée ; l’autre, de troupes nouvelles, qui devaient rester en seconde ligne jusqu’à leur parfaite instruction et former la réserve ; des hommes lestes, hardis et intrépides furent organisés en compagnies légères et destinés aux coups de main et à faire le service d’éclaireurs.
Un jeune général arrêté pour
«Robespierrisme»
Nice, 10 août :
Napoléon Bonaparte est aux arrêts : la rumeur court qu’il aurait placé de l’argent dans un banque génoise. Mais c’est surtout un ami de Robespierre. Paris ne veut plus de sang, il est alors blanchi et son commandement lui est rendu.