Henri Léon est né à la Maison Municipale de Santé au 200 faubourg Saint-Denis.* Henri Léon et son jumeau Charles Marcellin seront abandonné à la mort de leur mère un mois après leur naissance. Le dossier d'abandon date du 1er avril 1863, faisant état de la disparition du père depuis longtemps (Le père qui menait une très mauvaise conduite). Le Sieur Bonsonnet oncle des enfants ne pouvait s'en charger pas plus que la grand-mère la Vve Dubois (étant dans une position malheureuse à Meudon). Il participa à la guerre du Tonkin dans les années 1880 où il subit une blessure à la jambe qui aboutira à l'amputation dans les années 1930 par le docteur Thoral de Ravière. A son mariage en 1898 à Jully il demeure à Stigny où il est domestique. Il ignore le lieu de décès de son frère et de ses ascendants et leurs derniers domiciles connus. A jully il exercera la profession de cantonnier. Il décédera en 1938 d'un ulcère ou cancer à l'estomac. * Historique de cet hôpital : En 1653, une maison de santé est créée par Vincent de Paul, faubourg Saint-Laurent (lÕactuel faubourg Saint-Martin). Plus tard, le chirurgien Tenon écrira : "CÕest le premier hôpital que Saint-Vincent-de-Paul ait fait construire. Il a servi de modèle à beaucoup dÕautres". Ce petit hôpital de quarante lits est une maison de retraite, qui offre à ses pensionnaires la certitude dÕune vieillesse paisible, en les soignant et les hébergeant jusquÕà la fin de leurs jours. Les services sont confiés aux Filles de la Charité, ou SÏurs grises. En mai 1802 (arrêté du 16 Nivôse an X), le Conseil des hospices en fait la Maison municipale de la santé, cÕest-à-dire un hôpital payant, accessible à la petite bourgeoisie et doté de 88 lits (médecine et chirurgie). Sans véritablement connaŒtre la gêne, celle-ci ne peut bien souvent faire face aux frais élevés quÕexigent des traitements à domicile. Cet établissement va donc lui permettre de se soigner à meilleur compte, sans recourir à la charité publique. Pour 2 à 6 francs par jour (dortoir ou chambre particulière), le malade est traité par lÕélite du corps médical. Le docteur Antoine Dubois, qui recevait en 1801 le dernier soupir de Kléber au Caire, inaugure le service chirurgical. Médecin sous le Directoire, il sera lÕune des notabilités médicales du Consulat et de lÕEmpire et accouchera en 1811 lÕimpératrice Marie-Louise du Roi de Rome. Il devint alors chirurgien de la Maison, qui reçut son nom et demeurera dès lors dans lÕesprit du public "la Maison Dubois". En 1858, à la suite du percement du boulevard Magenta, la "Maison Dubois" est transférée au 200, faubourg Saint-Denis, sur lÕemplacement actuel. Sa capacité augmente et totalise 300 lits. Le docteur Fernand Widal (1862-1929), auteur de travaux sur la typho‹de et les maladies des reins, y installe un laboratoire très moderne. En 1959, son nom est donné à lÕétablissement.
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